Thermoablation percutanée de l’adénomyome (adénomyose focale)

La thermoablation percutanée est un traitement mini-invasif de l’adénomyome, la forme localisée de l’adénomyose. Sous guidage précis de l’imagerie, une fine aiguille est introduite à travers la peau jusqu’au cœur de la lésion, qui est détruite par la chaleur, sans incision chirurgicale et sans retrait de l’utérus. L’objectif est de réduire progressivement les règles douloureuses, les saignements abondants et le volume de l’adénomyome. L’indication repose sur l’IRM, qui doit montrer une lésion localisée et accessible. À l’Institut IRMI, où thermoablation, cryoablation et embolisation sont pratiquées, la technique est choisie selon la forme de la maladie, l’anatomie et le projet de chaque patiente, après un bilan complet.

Cryoablation percutanée : traitement de l’adénomyose focale | IRMI

En résumé

01

Prise en charge

Un geste ciblé, réalisé par une ponction de quelques millimètres, sous anesthésie adaptée et sous contrôle continu de l’imagerie.

02

Retour à domicile rapide

Le plus souvent le jour même, avec une reprise des activités habituelles en quelques jours dans la majorité des cas.

03

Préservation de l’utérus

Ni exérèse ni hystérectomie : l’endomètre sain et les ovaires sont respectés, ce qui permet de discuter un projet de grossesse

IRMI en quelques chiffres

+ 1 000
ablations percutanées guidées par l'imagerie réalisées par nos médecins
+ 15 ans
d'expérience en ablation percutanée guidée par l'imagerie
One Day
consultation, relecture de l'IRM et décision regroupées sur une journée lorsque la situation le perme
À retenir

La thermoablation percutanée traite directement un adénomyome en créant, au sein de la lésion, une zone de destruction thermique contrôlée. Elle s’adresse principalement aux formes focales, symptomatiques et accessibles sous imagerie. Elle préserve l’utérus et permet un retour rapide à la vie quotidienne.

L’IRM et l’évaluation gynécologique sont indispensables pour confirmer que l’adénomyome est bien la cible principale et pour rechercher une adénomyose diffuse, des fibromes ou une endométriose associés. À l’Institut IRMI, l’indication est posée après ce bilan et comparée aux autres options disponibles.

L’importance de l’expertise

Traiter un adénomyome par la chaleur est un geste de précision. Contrairement au fibrome, l’adénomyome ne possède généralement pas de capsule nette : ses limites sont irrégulières et il peut être proche de l’endomètre, de la séreuse utérine, de la vessie, de l’intestin ou des ovaires. Le résultat dépend de la capacité à détruire un volume suffisant de la lésion tout en protégeant ces structures.

À l’Institut IRMI, cette précision repose sur plusieurs éléments :

  • Une expérience de plus de 1 000 ablations percutanées et de plus de 15 ans en ablation guidée par l’imagerie, qui permet de maîtriser la planification des trajectoires, le repositionnement des aiguilles et la gestion des marges de sécurité, y compris pour les lésions volumineuses ou difficiles d’accès.
  • L’ensemble des techniques percutanées et endovasculaires réunies dans la même équipe : thermoablation par radiofréquence ou micro-ondes, cryoablation et embolisation des artères utérines. La technique est choisie en fonction de la maladie de chaque patiente, et non la patiente adaptée à une technique unique.
  • Un guidage multimodal : échographie de dernière génération en temps réel, scanner interventionnel et fusion d’images avec l’IRM lorsque cela est utile, pour suivre en continu la position de l’aiguille et l’étendue de la zone traitée.
  • La protection des organes voisins : lorsque l’anatomie l’exige, une hydrodissection (injection de liquide) permet d’éloigner l’intestin ou la vessie de la zone chauffée avant l’ablation.
  • Une double expertise pour les cas complexes : pour certaines lésions volumineuses, profondes ou proches de structures sensibles, deux radiologues interventionnels expérimentés peuvent intervenir conjointement.
  • Un environnement hospitalier complet, avec une équipe paramédicale dédiée et une équipe d’anesthésie disponible en permanence sur site, permettant une prise en charge adaptée, y compris chez les patientes fragiles.
  • Une décision partagée avec les gynécologues lorsque la situation le nécessite, afin de comparer thermoablation, embolisation, traitement médical et chirurgie.

Dans ce cadre expert, les complications graves sont rares dans les séries publiées.

Qu’est-ce que la thermoablation percutanée d’un adénomyome ?

La thermoablation regroupe les techniques qui détruisent un tissu par la chaleur, principalement la radiofréquence et les micro-ondes. Une fine aiguille applicatrice est introduite à travers la peau de l’abdomen jusque dans l’adénomyome, sous contrôle de l’imagerie. L’énergie délivrée élève la température du tissu ciblé et provoque sa nécrose, c’est-à-dire sa destruction contrôlée.

Le tissu traité n’est pas retiré : il se rétracte progressivement au cours des mois suivants. Contrairement à la chirurgie, il n’y a ni ouverture de l’utérus, ni exérèse, ni cicatrice chirurgicale. Le choix entre radiofréquence et micro-ondes dépend de la taille, de la forme et de la localisation de la lésion.

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Vous souffrez d’un adénomyome ou d’une adénomyose et souhaitez savoir si une solution sans chirurgie est possible ? Nos médecins peuvent relire votre IRM et vos examens, analyser votre dossier et comparer les différentes options adaptées à votre situation

Comment cette approche agit-elle sur les symptômes ?

L’adénomyome est constitué de tissu semblable à l’endomètre, développé au sein d’un muscle utérin épaissi. À chaque cycle, ce tissu peut provoquer des contractions douloureuses, une inflammation locale et des règles abondantes. En détruisant de façon ciblée la plus grande partie de la lésion, la thermoablation vise à réduire son activité et son volume.

L’amélioration est progressive : les douleurs, les saignements et la sensation de pesanteur diminuent en général au fil des cycles, parallèlement à la rétraction de la zone traitée. L’intensité et la rapidité de la réponse varient d’une patiente à l’autre.

Qui peut être concerné par la thermoablation ?

La thermoablation peut être envisagée lorsqu’un adénomyome est clairement identifié à l’IRM et qu’il est responsable de symptômes gênants, notamment :

  • des règles très douloureuses ou des douleurs pelviennes cycliques ;
  • des règles abondantes, parfois responsables d’une anémie ;
  • une pesanteur ou une gêne pelvienne liée au volume de la lésion ;
  • une efficacité insuffisante, une contre-indication ou une mauvaise tolérance des traitements hormonaux ;
  • le souhait de conserver l’utérus et d’éviter une chirurgie ;
  • un adénomyome accessible par une trajectoire percutanée sûre.

Adénomyome focal ou adénomyose diffuse : une distinction décisive

L’adénomyome forme une lésion localisée, bien identifiable à l’IRM : c’est la situation idéale pour une ablation ciblée. Dans l’adénomyose diffuse, la maladie infiltre une grande partie du muscle utérin, sans cible unique. L’embolisation des artères utérines, qui agit sur l’ensemble de la vascularisation pathologique, est alors souvent plus adaptée. Maîtriser les deux techniques permet de proposer l’une ou l’autre, ou de les associer dans les formes mixtes.

La thermoablation n’est pas réalisée en cas de grossesse en cours, d’infection pelvienne active, de trouble de la coagulation non corrigé ou de doute diagnostique, notamment de suspicion de lésion maligne, tant que ces situations ne sont pas résolues.

Pourquoi le bilan avant traitement est-il essentiel ?

Le bilan confirme d’abord que les symptômes sont bien liés à l’adénomyome. L’adénomyose peut coexister avec une endométriose, des fibromes ou une pathologie de l’endomètre, qui peuvent eux aussi causer douleurs et saignements.

L’IRM pelvienne est l’examen central. Elle précise le caractère focal ou diffus de la maladie, le volume et la profondeur de la lésion, sa distance avec l’endomètre et la séreuse, la proximité des ovaires, de la vessie et de l’intestin, ainsi que la présence éventuelle de fibromes ou d’endométriose. Une échographie spécialisée complète souvent cette cartographie.

Le bilan comprend également une consultation gynécologique, l’évaluation des saignements et d’une éventuelle anémie, un bilan biologique et, selon l’âge et le contexte, l’exploration de l’endomètre. Il permet enfin de comparer la thermoablation aux autres options disponibles.

Comment se déroule la thermoablation à l’Institut IRMI ?

  1. Planification : l’IRM est relue pour définir la cible, les trajectoires possibles et les structures à protéger.
  2. Anesthésie : le geste est généralement réalisé sous anesthésie générale courte ou sédation profonde, selon la technique et la situation clinique.
  3. Mise en place : sous guidage échographique en temps réel, complété si besoin par le scanner ou la fusion d’images, l’aiguille est introduite dans l’adénomyome par une ponction cutanée de quelques millimètres.
  4. Protection : si nécessaire, une hydrodissection crée une distance de sécurité avec un organe voisin.
  5. Ablation : l’énergie est délivrée par étapes ; l’aiguille peut être repositionnée pour couvrir la plus grande partie de la lésion tout en respectant les marges de sécurité.
  6. Contrôle : l’imagerie vérifie la zone traitée avant le retrait du matériel.

La durée dépend du volume, de la forme et de l’accessibilité de l’adénomyome. Le geste se déroule dans un environnement hospitalier, avec une équipe d’anesthésie disponible en permanence sur site.

One Day Fibrome et Adénomyose : un parcours coordonné sur une journée

Lorsque la situation médicale le permet, l’IRMI peut regrouper sur une même journée la consultation spécialisée, la relecture de l’IRM, les examens complémentaires réalisables sur place et la comparaison des différentes options thérapeutiques.

Notre plateau d’imagerie intégré  (échographie, scanner, IRM) permet de compléter les explorations utiles et d’en croiser les résultats avec les données cliniques. L’objectif : limiter la multiplication des rendez-vous, sans réduire la qualité de l’évaluation médicale

Suites de l’intervention

Les suites sont simples dans la grande majorité des cas. Après une surveillance de quelques heures, le retour à domicile est le plus souvent possible le jour même ou le lendemain, selon l’heure du geste, l’anesthésie et le confort de la patiente.

Dans les premiers jours, des crampes ou douleurs pelviennes, une fatigue, de petits saignements ou écoulements vaginaux, voire une légère fièvre, sont fréquents. Ces réactions sont attendues : elles traduisent la cicatrisation de la zone traitée et régressent rapidement avec le traitement antalgique prescrit.

Les complications graves sont rares. La planification sur l’IRM, le guidage en temps réel et les techniques de protection des organes voisins contribuent à limiter au maximum les risques de saignement, d’infection ou de lésion thermique. Comme pour toute intervention, un risque ne peut jamais être totalement exclu : il fait l’objet d’une information personnalisée avant le traitement.

Vous ne quittez pas le centre sans suivi

Avant votre sortie, vous recevez les consignes postopératoires, les prescriptions nécessaires et les coordonnées de l’équipe.

Un numéro dédié est accessible 24 h / 24 en cas de douleur inhabituelle, de saignement, de fièvre ou de question sur les suites du traitement. L’équipe évalue votre situation et vous oriente rapidement.

En cas de fièvre élevée, de douleur intense non calmée par le traitement, de saignement abondant, de malaise ou de difficulté à respirer, appelez directement le 15 (ou le 112).

Une consultation de suivi est ensuite organisée, avec si besoin une échographie ou une IRM pour évaluer la rétraction de l’adénomyome.

Quels résultats peut-on attendre ?

Les études publiées montrent une amélioration nette des règles douloureuses, des saignements et du volume de la lésion après ablation thermique. Dans une méta-analyse internationale, les règles douloureuses étaient soulagées chez environ 9 patientes sur 10 après micro-ondes (89,7 %) ou radiofréquence (89,2 %), avec une réduction moyenne du volume de l’adénomyose de 74,9 % et 61,3 % respectivement.

Une revue systématique consacrée à la radiofréquence rapporte une diminution moyenne de 63,4 % du score de douleur menstruelle à 12 mois, sans complication majeure. Une étude prospective a comparé directement micro-ondes et radiofréquence chez 133 patientes suivies un an, et un suivi à long terme de 160 adénomyomes traités par radiofréquence a également été publié.

L’amélioration apparaît progressivement, sur plusieurs semaines ou plusieurs cycles. Le traitement peut être volontairement partiel pour respecter l’endomètre ou un organe voisin. Des symptômes peuvent persister ou réapparaître, notamment en cas d’adénomyose diffuse ou d’endométriose associée : un traitement médical, une nouvelle ablation ou une embolisation peuvent alors être proposés.

Risques, limites et alternatives

La thermoablation ne convient pas à toutes les adénomyoses. Ses limites tiennent surtout à la forme de la maladie (diffuse plutôt que focale), à la proximité de l’endomètre ou d’un organe sensible, et à la présence d’autres causes de douleur.

Plusieurs options peuvent alors être comparées.

Option Cible privilégiée Principe Point de décision
Thermoablation Adénomyome focal accessible Destruction ciblée par la chaleur Traitement rapide d'une cible localisée
Cryoablation Adénomyome focal sélectionné Destruction ciblée par le froid Visualisation de la zone glacée près de structures sensibles ; données plus limitées dans l'adénomyose
Embolisation des artères utérines Adénomyose diffuse ou mixte, fibromes associés Traitement de la vascularisation pathologique Action globale quand la maladie n'est pas limitée à une cible
Traitements hormonaux Toutes formes, en première intention Mise au repos de l'endomètre Efficacité souvent suspensive, tolérance variable
Chirurgie Situations nécessitant une exérèse Adénomyomectomie ou hystérectomie Diagnostic, symptômes, projet de grossesse, faisabilité des options conservatrices
Option
Thermoablation
Cible privilégiée
Adénomyome focal accessible
Principe
Destruction ciblée par la chaleur
Point de décision
Traitement rapide d'une cible localisée
Option
Cryoablation
Cible privilégiée
Adénomyome focal sélectionné
Principe
Destruction ciblée par le froid
Point de décision
Visualisation de la zone glacée près de structures sensibles ; données plus limitées dans l'adénomyose
Option
Embolisation des artères utérines
Cible privilégiée
Adénomyose diffuse ou mixte, fibromes associés
Principe
Traitement de la vascularisation pathologique
Point de décision
Action globale quand la maladie n'est pas limitée à une cible
Option
Traitements hormonaux
Cible privilégiée
Toutes formes, en première intention
Principe
Mise au repos de l'endomètre
Point de décision
Efficacité souvent suspensive, tolérance variable
Option
Chirurgie
Cible privilégiée
Situations nécessitant une exérèse
Principe
Adénomyomectomie ou hystérectomie
Point de décision
Diagnostic, symptômes, projet de grossesse, faisabilité des options conservatrices
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Ces options ne s’excluent pas : une forme associant adénomyome, adénomyose diffuse et fibromes peut justifier une stratégie combinée ou en plusieurs temps.

Thermoablation et projet de grossesse

La thermoablation traite l’adénomyome sans retirer l’utérus, sans l’ouvrir et sans intervenir sur les ovaires. Une étude portant sur 142 patientes traitées par micro-ondes n’a pas mis en évidence de modification significative des hormones ovariennes (estradiol, FSH) au cours des douze mois de suivi.

Une méta-analyse publiée en 2025 (32 études, 2 501 patientes) a retrouvé une grossesse chez environ une patiente sur deux ayant un projet de grossesse après ablation thermique guidée par l’imagerie. Les complications de la grossesse y étaient rapportées chez environ 1 % des patientes, contre environ 21 % après ablation chirurgicale de l’adénomyose. Ces données reposent sur des études observationnelles et le risque de fausse couche reste présent, comme dans l’adénomyose en général : un suivi obstétrical attentif est recommandé.

Lorsqu’un projet de grossesse existe, l’objectif est de traiter l’adénomyome tout en préservant l’endomètre sain et l’épaisseur du muscle utérin. La grossesse est préparée avec le gynécologue et, si nécessaire, une équipe de médecine de la reproduction, après un contrôle confirmant la bonne cicatrisation.

Prise en charge financière

Le coût ne doit pas constituer un frein à l’accès à l’expertise. Selon le parcours, la couverture de l’Assurance Maladie et les garanties de la complémentaire santé, une prise en charge sans reste à charge peut être possible. 

Les éventuels honoraires ou frais complémentaires sont précisés avant l’intervention, afin que chaque patiente puisse vérifier leur remboursement. Un devis est remis avant toute intervention.

Informations médicales importantes

Les informations présentées sur cette page sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas une consultation médicale personnalisée. Le diagnostic et le choix du traitement dépendent de la situation clinique, des résultats du bilan, des bénéfices attendus, des risques, des limites et des alternatives disponibles, qui sont discutés avec chaque patiente avant toute décision.

Références

  1. Liu L, Wang T, Lei B. Image-guided thermal ablation in the management of symptomatic adenomyosis: a systematic review and meta-analysis. Int J Hyperthermia. 2021;38(1):948-962. doi:10.1080/02656736.2021.1939443.
  2. Dedes I, Kolovos G, Arrigo F, et al. Radiofrequency Ablation for Adenomyosis. J Clin Med. 2023;12(9):3069. doi:10.3390/jcm12093069.
  3. Lin XL, Hai N, Zhang J, et al. Comparison between microwave ablation and radiofrequency ablation for treating symptomatic uterine adenomyosis. Int J Hyperthermia. 2020;37(1):151-156. doi:10.1080/02656736.2019.1708481.
  4. Yu Y, Jing Z, Zhi-Yu H, et al. Ultrasound-guided percutaneous microwave ablation for adenomyosis: efficacy of treatment and effect on ovarian function. Sci Rep. 2015;5:10034. doi:10.1038/srep10034.
  5. Scarperi S, Fedele F, Perandini A, Bergamini V, Parazzini F. Radiofrequency Ablation in Focal Uterine Adenomyoma: Long-Term Follow-up of 160 Cases. J Gynecol Surg. 2025;41(1):32-36. doi:10.1089/gyn.2023.0124.
  6. Liu L, Wang T, Li Y, et al. Reproductive outcomes after fertility-sparing interventions for symptomatic adenomyosis: a systematic review and meta-analysis. BMC Pregnancy Childbirth. 2025;25:1178. doi:10.1186/s12884-025-08323-3.
  7. Dason ES, Maxim M, Sanders A, et al. Guideline No. 437: Diagnosis and Management of Adenomyosis. J Obstet Gynaecol Can. 2023;45(6):417-429.e1. PMID: 37244746.

FAQ

Le geste est réalisé sous anesthésie générale courte ou sédation profonde : vous ne ressentez pas de douleur pendant l’intervention. Des crampes pelviennes sont fréquentes les premiers jours et sont soulagées par le traitement antalgique prescrit.

Non. Après quelques heures de surveillance, le retour à domicile est le plus souvent possible le jour même ou le lendemain.

Non. Elle est particulièrement adaptée aux formes focales, appelées adénomyomes. Une adénomyose diffuse relève plus souvent d’une embolisation des artères utérines ou d’un autre traitement.

Le fibrome est une tumeur bénigne du muscle utérin, en général bien limitée. L’adénomyome est une forme localisée d’adénomyose, faite de tissu semblable à l’endomètre au sein du muscle utérin, souvent sans limite nette. L’IRM permet de les distinguer.

L’amélioration est progressive, sur plusieurs semaines ou plusieurs cycles, au fur et à mesure que la zone traitée se rétracte.

Non. Des effets transitoires comme des crampes, de petits saignements ou une légère fièvre sont fréquents et attendus. Les complications graves sont rares, en particulier lorsque le geste est planifié sur l’IRM et réalisé en milieu expert.

Le HIFU chauffe la lésion depuis l’extérieur du corps, sans aiguille. La thermoablation percutanée place l’aiguille directement dans la lésion, ce qui permet un contrôle précis de la zone traitée, notamment pour les lésions profondes. Les deux options peuvent être discutées selon l’anatomie.

La distance avec l’endomètre est mesurée précisément sur l’IRM. Si la marge de sécurité est insuffisante, la technique est adaptée ou une autre option est proposée.

Oui. Une partie de la lésion peut rester active, ou d’autres foyers d’adénomyose peuvent évoluer. Une réévaluation permet alors de discuter traitement médical, nouvelle ablation, embolisation ou chirurgie.

Contactez le numéro dédié de l’équipe, accessible 24 h / 24. En cas de fièvre élevée, de douleur intense non calmée, de saignement abondant ou de malaise, appelez directement le 15 ou le 112.

Un deuxième avis est utile lorsque l’adénomyome est volumineux, proche d’un organe sensible, associé à une adénomyose diffuse, à des fibromes ou à une endométriose, ou lorsqu’un projet de grossesse modifie le choix entre les options.

Une prise en charge sans reste à charge peut être possible selon le parcours, l’Assurance Maladie et la complémentaire santé. Les modalités et un devis sont communiqués avant l’intervention.