Arthrose de l’épaule

L’arthrose de l’épaule est une pathologie articulaire chronique liée à une usure progressive du cartilage qui recouvre les surfaces osseuses de l’articulation. Avec le temps, cette dégradation peut provoquer des douleurs, une raideur et une diminution de la mobilité de l’épaule. L’évolution est généralement lente et variable selon les patients. À l’Institut de Radiologie et de Médecine Interventionnelle, le diagnostic repose sur l’examen clinique et l’imagerie afin d’adapter la prise en charge à chaque situation.

IRMI en quelques chiffres

2 %
des cas d'arthrose touchent l'épaule, contre 40 % pour le genou.
70 %
des patients s'améliorent avec un traitement médical de première intention.
À retenir

L’arthrose de l’épaule correspond à une usure progressive du cartilage de l’articulation gléno-humérale, responsable de douleurs et d’une limitation de la mobilité, en particulier lors des mouvements au-dessus de la tête. Elle est moins fréquente que l’arthrose du genou ou de la hanche. La prise en charge, initialement médicale, est adaptée au cas par cas selon l’intensité des symptômes.

Qu’est-ce que l’arthrose de l’épaule?

L’arthrose de l’épaule correspond à une usure progressive du cartilage articulaire. Ce cartilage permet normalement aux surfaces osseuses de glisser l’une contre l’autre de manière fluide lors des mouvements.

Lorsque le cartilage s’amincit ou disparaît progressivement, l’articulation fonctionne moins bien. Des frottements anormaux peuvent apparaître et entraîner des douleurs ainsi qu’une diminution de la mobilité.

Même si l’arthrose est souvent associée au vieillissement, elle peut également survenir après un traumatisme ou à la suite d’autres pathologies de l’épaule.

Pourquoi l’arthrose provoque-t-elle des douleurs?

La douleur n’est pas directement liée à l’usure du cartilage, puisque celui-ci ne contient pas de nerfs.

Les symptômes apparaissent plutôt en raison des modifications qui touchent progressivement l’ensemble de l’articulation. L’inflammation, les frottements articulaires et les adaptations mécaniques de l’épaule peuvent contribuer à l’apparition des douleurs.

Avec le temps, l’articulation peut devenir plus raide et certains mouvements deviennent plus difficiles à réaliser.

Contrairement à une idée reçue, l’importance des douleurs n’est pas toujours liée au degré d’arthrose observé à l’imagerie.

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Causes et facteurs favorisants

L’arthrose de l’épaule peut avoir plusieurs origines.

Les facteurs les plus fréquemment retrouvés sont :

  • le vieillissement articulaire ;
  • certains traumatismes anciens ;
  • les fractures de l’épaule ;
  • une instabilité chronique ;
  • certaines activités répétitives sollicitant fortement l’articulation ;
  • les séquelles de lésions de la coiffe des rotateurs.

Dans certains cas, aucune cause précise n’est identifiée.

Quels sont les symptômes de l’arthrose?

Les symptômes apparaissent généralement progressivement.

La douleur constitue le principal motif de consultation. Elle peut survenir lors des mouvements, après un effort ou parfois au repos lorsque l’arthrose devient plus évoluée.

Les patients décrivent également :

  • une gêne de l’épaule ;
  • une diminution progressive de la mobilité ;
  • des douleurs nocturnes ;
  • des craquements ou sensations de frottement ;
  • une difficulté à réaliser certains gestes du quotidien.

Certaines activités deviennent progressivement plus compliquées :

  • lever le bras ;
  • attraper un objet en hauteur ;
  • s’habiller ;
  • porter des charges ;
  • pratiquer certaines activités sportives.

Pourquoi le diagnostic est-il parfois retardé?

Les douleurs de l’épaule peuvent avoir de nombreuses causes et l’arthrose n’est pas toujours responsable de l’ensemble des symptômes.

Certaines pathologies présentent des manifestations proches :

  • les tendinopathies ;
  • les lésions de la coiffe des rotateurs ;
  • les bursites ;
  • certaines inflammations articulaires ;
  • d’autres pathologies dégénératives de l’épaule.

Par ailleurs, les anomalies observées à l’imagerie ne correspondent pas toujours à l’intensité des douleurs ressenties.

Cette situation peut parfois rendre l’interprétation plus complexe et nécessiter une analyse approfondie.

Les examens d’imagerie essentiels

L’imagerie occupe une place centrale dans l’évaluation d’une arthrose de l’épaule. Elle permet de confirmer le diagnostic, d’évaluer l’importance de l’usure articulaire et de rechercher d’éventuelles anomalies associées.

La radiographie constitue souvent l’examen de première intention. Elle permet de visualiser le pincement articulaire, certaines déformations osseuses et les signes caractéristiques de l’arthrose.

L’IRM apporte des informations complémentaires sur les tendons, les muscles et les autres structures de l’épaule. Elle est particulièrement utile lorsque plusieurs mécanismes douloureux peuvent être associés.

Dans certaines situations, un scanner peut être demandé afin d’obtenir une analyse plus détaillée des structures osseuses.

Ce que recherche réellement le médecin

L’objectif n’est pas uniquement de confirmer l’existence d’une arthrose.

Le spécialiste cherche également à comprendre :

  • le degré d’usure de l’articulation ;
  • l’origine exacte des douleurs ;
  • l’état des tendons de la coiffe des rotateurs ;
  • l’importance de la limitation des mouvements ;
  • l’existence d’autres lésions associées.

Ces informations permettent d’adapter la prise en charge au profil de chaque patient.

Comment traiter une arthrose de l’épaule?

Le traitement dépend principalement de l’intensité des douleurs, du degré de gêne fonctionnelle et du retentissement sur les activités quotidiennes. Certaines formes peuvent être prises en charge grâce à une adaptation des activités, une rééducation ciblée et un traitement symptomatique.

Lorsque les douleurs persistent malgré ces mesures, une prise en charge spécialisée peut être envisagée. L’objectif est alors de réduire les symptômes et de préserver au maximum la mobilité de l’articulation.

Parmi les techniques pouvant être proposées, l’embolisation vise à réduire certains phénomènes inflammatoires susceptibles d’entretenir les douleurs articulaires. D’autres traitements mini-invasifs peuvent également être envisagés dans certaines situations après une évaluation spécialisée tels que la radiofréquence ou la cryoneurolyse

Réalisées sous guidage par imagerie en radiologie interventionnelle, ces approches peuvent être proposées dans des indications sélectionnées afin d’agir de manière ciblée sur les mécanismes responsables de la douleur.

Le choix du traitement repose toujours sur une analyse individuelle tenant compte des symptômes, des résultats de l’imagerie et de l’évolution de l’arthrose.

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L’approche IRMI

À l’Institut de Radiologie et de Médecine Interventionnelle, l’analyse de l’arthrose de l’épaule repose sur une approche associant expertise clinique et interprétation spécialisée de l’imagerie.

L’objectif est d’identifier précisément les mécanismes responsables des symptômes, d’évaluer l’impact de l’arthrose sur l’articulation et de rechercher d’éventuelles pathologies associées.

L’imagerie permet non seulement de confirmer le diagnostic, mais également de mieux comprendre les causes de la douleur et de guider les décisions thérapeutiques. Cette approche permet d’orienter chaque patient vers la stratégie la plus adaptée à sa situation.

Références

FAQ

Oui. Elle fait partie des causes fréquentes de douleur chronique de l’épaule, notamment avec l’avancée en âge.

Oui. Certaines personnes présentent des signes d’arthrose avancés à l’imagerie sans ressentir de symptômes importants.

Les mouvements au-dessus de la tête, le port de charges ou certains gestes du quotidien peuvent devenir plus compliqués.

Non. La radiographie suffit souvent à confirmer le diagnostic. L’IRM est utilisée lorsque des informations complémentaires sont nécessaires.

Lorsque les douleurs persistent plusieurs semaines, que la mobilité diminue progressivement ou que les activités quotidiennes deviennent difficiles à réaliser.