Traitement de l’endométriome ovarien par sclérothérapie
La sclérothérapie est un traitement mini-invasif guidé par imagerie qui consiste à vider le kyste puis à injecter un agent sclérosant. Proposée dans le cadre d’un traitement thérapeutique de l’endométriome ovarien, cette intervention nécessite une expertise en radiologie interventionnelle. À l’Institut de Radiologie et Médecine Interventionnelle, l’indication est posée au cas par cas, après évaluation spécialisée.
En résumé
IRMI en quelques chiffres
La sclérothérapie est un traitement mini-invasif qui consiste à injecter, sous guidage par imagerie, un agent sclérosant à l’intérieur d’un endométriome afin de réduire son volume et le risque de récidive. Elle constitue une alternative à la chirurgie pour certains kystes sélectionnés, en particulier en cas de désir de préservation de la fertilité. Son indication est posée au cas par cas.
Le principe de la sclérothérapie : vider le kyste et agir sur sa paroi
L’endométriome est un kyste rempli de sang ancien. C’est ce contenu qui participe aux symptômes et à l’évolution de la lésion. La sclérothérapie consiste à agir directement sur le kyste.
Après ablation du kyste, un agent sclérosant est injecté pour limiter la reconstitution du kyste. Ce mécanisme permet de réduire le volume de la lésion et les symptômes.
Chez certaines patientes, un kyste volumineux peut être peu symptomatique. À l’inverse, une lésion plus petite peut entraîner des douleurs importantes. Ce contraste souligne l’importance d’une approche individualisée.
À quelles patientes s’adresse cette approche ?
La sclérothérapie ne concerne pas toutes les patientes présentant un endométriome.
Elle s’adresse à des patientes présentant :
- un endométriome symptomatique
- des douleurs pelviennes persistantes
- une gêne liée au kyste
- une absence de réponse aux traitements médicaux
- un souhait d’éviter une chirurgie
Les patientes décrivent souvent des douleurs cycliques ou une gêne pelvienne.
Toutes les patientes ne sont pas éligibles. L’indication dépend de la taille du kyste, de sa localisation, du contexte d’endométriose et du projet de grossesse.
À l’IRMI, la décision est prise après évaluation spécialisée, selon les indications médicales.
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Avant le traitement : une étape clé souvent sous-estimée
Une évaluation préalable est indispensable.
Le diagnostic repose sur l’analyse des symptômes et de l’imagerie, notamment l’échographie et l’IRM. Cette étape permet de confirmer qu’il s’agit bien d’un endométriome et de s’assurer que la sclérothérapie est adaptée.
Une mauvaise indication peut limiter l’efficacité du traitement.
Résultats : ce qu’il faut réellement attendre
Les résultats varient selon les patientes.
Dans de nombreux cas, la sclérothérapie permet :
- une diminution du volume du kyste
- une réduction des douleurs
- une amélioration de la qualité de vie
Les effets peuvent être progressifs ; un suivi est nécessaire pour évaluer l’évolution et le risque de récidive.
Effets secondaires : ce qu’il faut savoir sans dramatiser
Comme toute procédure, la sclérothérapie comporte des risques.
Ils peuvent inclure :
- douleurs transitoires
- gêne pelvienne
- irritation locale
- complications rares
Le risque dépend du terrain de la patiente et de la précision du geste. Une information claire est délivrée avant toute intervention.
Comparer sans opposer : sclérothérapie et chirurgie
La sclérothérapie ne remplace pas la chirurgie dans toutes les situations mais elle constitue une alternative dans certains cas.
La chirurgie peut être indiquée notamment en cas de formes complexes ou de projet de grossesse spécifique.
Le choix repose sur une analyse personnalisée.
Pourquoi l’expertise IRMI change tout
La sclérothérapie de l’endométriome est un geste qui nécessite une expertise en radiologie interventionnelle.
A l’IRMI, une analyse précise de l’imagerie et une sélection rigoureuse des patientes permet d’adapter le traitement et d’optimiser les résultats.
Références
- Horne AW, Saunders PTK, Abokhrais IM, Hogg L. « Top Ten Endometriosis Research Priorities in the UK and Ireland ». The Lancet.
- Becker CM, Bokor A, Heikinheimo O et al. « ESHRE Guideline: Endometriosis ». Human Reproduction.
- Haute Autorité de Santé (HAS). « Prise en charge de l’endométriose».
FAQ
Cela dépend de chaque situation, mais une réduction significative est souvent observée.
Il est généralement bien toléré.
Oui, comme dans toute prise en charge de l’endométriose.
Dans certains cas, oui, selon l’indication.
Comment se déroule l’intervention ?
L’intervention est réalisée en radiologie interventionnelle.
Une aiguille fine est introduite à travers la paroi vaginale ou abdominale sous guidage échographique. Le contenu du kyste est aspiré et un agent sclérosant est ensuite injecté dans la cavité.
Ce geste réalisé sans chirurgie ouverte se déroule généralement sous anesthésie locale ou sédation.
L’imagerie permet de guider la procédure avec précision. La sclérothérapie est réalisée sous contrôle échographique afin de positionner l’aiguille au sein du kyste de manière précise.
L’imagerie permet d’assurer la sécurité du geste et d’optimiser l’efficacité du traitement.