Traitement des douleurs au genou par radiofréquence

La radiofréquence du genou est une technique mini-invasive utilisant une énergie thermique ciblée qui agit sur certains nerfs responsables de la transmission de la douleur. Lorsque les traitements habituels deviennent insuffisants et que la douleur persiste, la radiofréquence peut être envisagée. L’objectif est de réduire certaines douleurs chroniques du genou. À l’Institut de Radiologie et Médecine Interventionnelle, l’indication est posée au cas par cas, après évaluation spécialisée.

En résumé

01

Durée de l’intervention

30 minutes

02

Hospitalisation

Ambulatoire

03

Anesthésie

Locale

IRMI en quelques chiffres

60 à 80 %
des patients ressentent un soulagement significatif de la douleur du genou par radiofréquence.
6 à 12 mois
C'est la durée moyenne de l'effet obtenu, avec possibilité de renouveler le geste.
À retenir

La radiofréquence des nerfs géniculés est une technique mini-invasive qui utilise la chaleur, délivrée par une aiguille guidée par imagerie, pour interrompre la transmission de la douleur du genou. Elle peut être proposée après un bloc-test anesthésique positif, en particulier en cas d’arthrose invalidante. Son indication est posée au cas par cas.

Le principe : agir sur les nerfs impliqués dans la douleur

Le genou comporte de nombreuses structures capables de transmettre des signaux douloureux. Dans certaines douleurs chroniques, certains petits nerfs sensitifs participent à l’entretien de la douleur.

La radiofréquence consiste à agir directement sur ces fibres nerveuses. Le traitement repose sur l’utilisation d’une aiguille spécifique délivrant une énergie thermique contrôlée qui modifie la conduction du signal douloureux. L’objectif n’est pas de traiter mécaniquement l’articulation mais de réduire la transmission de la douleur.

Chez certains patients, l’imagerie peut montrer une arthrose importante avec peu de symptômes. À l’inverse, des douleurs très invalidantes peuvent exister malgré des anomalies modérées. Ce contraste souligne l’importance d’une approche individualisée.

À quels patients s’adresse cette approche ?

La radiofréquence ne concerne pas toutes les douleurs du genou.

Elle s’adresse à des patients présentant :

  • des douleurs chroniques du genou
  • une arthrose douloureuse
  • une gêne importante à la marche
  • une limitation fonctionnelle persistante
  • une douleur résistante aux traitements conservateurs

Les patients décrivent souvent des douleurs mécaniques, aggravées par l’appui ou les mouvements.

Tous les patients ne sont pas éligibles. L’indication dépend du mécanisme de la douleur, des résultats de l’imagerie et du contexte clinique global. La décision est prise après évaluation spécialisée, selon les indications médicales.

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Avant le traitement : une étape clé souvent sous-estimée

Une évaluation préalable est indispensable. Le diagnostic repose sur l’analyse des symptômes, l’examen clinique et l’imagerie. Elle permet également de sélectionner les patients susceptibles de bénéficier du traitement.

Dans certains cas, des infiltrations test peuvent être proposées avant la procédure. Cette étape permet de confirmer l’origine de la douleur.

Une mauvaise indication peut limiter l’efficacité de la procédure.

Comment se déroule la radiofréquence du genou ?

L’intervention est réalisée en radiologie interventionnelle.

Une ou plusieurs aiguilles fines sont introduites à travers la peau jusqu’aux zones ciblées. Des tests de stimulation peuvent être réalisés afin de confirmer le bon positionnement. L’énergie de radiofréquence est ensuite appliquée au niveau des nerfs responsables de la douleur.

Le geste est réalisé sans chirurgie ouverte et se déroule généralement sous anesthésie locale.

La durée et les modalités varient selon chaque patient.

Une technique de précision : le rôle central de l’imagerie

La radiofréquence est réalisée sous contrôle scanner, échographique ou radiologique selon les situations. L’imagerie permet de positionner précisément les aiguilles au contact des nerfs ciblés et ainsi assurer la sécurité du geste.

Résultats : ce qu’il faut réellement attendre

Les résultats varient selon les patients.

Dans de nombreux cas, la radiofréquence permet :

  • une diminution des douleurs du genou
  • une amélioration de la marche
  • une réduction de la gêne fonctionnelle
  • une amélioration de la qualité de vie

Le soulagement peut être progressif.

La durée d’efficacité varie selon les situations et les mécanismes douloureux, c’est pourquoi un suivi est nécessaire pour évaluer l’évolution.

Effets secondaires : ce qu’il faut savoir sans dramatiser

Comme toute procédure, la radiofréquence comporte des risques.

Ils peuvent inclure :

  • douleurs transitoires après le geste
  • irritation nerveuse temporaire
  • ecchymoses au point de ponction
  • complications rares

Le risque dépend du terrain du patient et de la précision du geste.

Une information claire est délivrée avant toute intervention.

Comparer sans opposer : radiofréquence et autres traitements

La radiofréquence ne remplace pas toutes les autres approches, elle s’intègre dans une stratégie globale de prise en charge des douleurs du genou.

La kinésithérapie, les traitements médicamenteux, les infiltrations, le PRP, l’Arthrosamid ou d’autres traitements peuvent également être proposés selon les situations.

Ces approches sont complémentaires.

Le choix repose sur une analyse personnalisée.

Pourquoi l’expertise IRMI change tout

La radiofréquence du genou est une technique spécialisée, elle nécessite une expertise en radiologie interventionnelle et en médecine de la douleur.

Le succès de l’intervention repose sur une analyse précise du mécanisme douloureux et une sélection rigoureuse des patients. L’expertise de l’Institut de Radiologie et Médecine Interventionnelle permet d’adapter le traitement et d’optimiser les résultats.

Références

FAQ

Il est généralement réalisé sous anesthésie locale et bien toléré.

Le soulagement peut apparaître progressivement.

Dans certaines situations, cette approche peut être envisagée avant une chirurgie.

Oui, l’évolution dépend du mécanisme de la douleur et du contexte articulaire.