Traitement de l’arthrose du genou par embolisation
Le traitement mini-invasif de l’arthrose du genou consiste à traiter de manière ciblée, sous guidage par imagerie, sans chirurgie ouverte. L’arthrose du genou correspond à une usure progressive du cartilage, mais les symptômes ne sont pas toujours proportionnels aux images. Ainsi, la prise en charge repose sur une analyse globale, réalisée au cas par cas, en fonction du contexte clinique et fonctionnel.
En résumé
IRMI en quelques chiffres
L’embolisation des artères géniculées est un traitement mini-invasif qui vise à réduire, sous guidage par imagerie, l’inflammation vasculaire associée à l’arthrose du genou. Elle peut être envisagée en cas de douleur persistante malgré les traitements habituels. Son indication est posée au cas par cas, après évaluation spécialisée.
En quoi consiste l’embolisation du genou ?
L’arthrose du genou (ou gonarthrose) correspond à une dégénérescence du cartilage associée à des phénomènes inflammatoires locaux. L’imagerie permet de visualiser des zones d’hypervascularisation, souvent corrélées à la douleur ressentie. Un décalage entre anatomie (usure visible) et fonction (douleur ressentie) est fréquent : les patients décrivent souvent une douleur disproportionnée par rapport aux images radiologiques, d’où l’importance d’un diagnostic associant imagerie et évaluation clinique.
L’embolisation consiste à bloquer sélectivement certaines artères pour diminuer l’inflammation et la douleur.
Douleurs persistantes au genou : les conseils du Dr Hakime en vidéo
À quels patients s’adresse cette approche mini-invasive ?
L’embolisation du genou n’est pas indiquée chez tous les patients. Elle peut être envisagée :
- en cas de douleurs persistantes malgré les traitements classiques
- chez des patients ne souhaitant pas ou ne pouvant pas recourir à une chirurgie
- lorsque l’imagerie met en évidence une inflammation active
L’indication est toujours posée après évaluation spécialisée, en fonction de l’intensité des symptômes, du niveau de gêne fonctionnelle et du contexte global du patient. Certains patients rapportent une douleur fluctuante, parfois invalidante, sans lien évident avec les images. Cette dissociation est un élément clé dans la décision.
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Le rôle central de l’imagerie pour poser le diagnostic
L’imagerie joue un rôle fondamental à chaque étape. Le diagnostic repose sur :
- des radiographies
- une IRM
- une analyse de la vascularisation
L’imagerie permet de localiser les zones inflammatoires, de guider précisément le geste et de contrôler le traitement en temps réel. Cette précision permet une approche ciblée, adaptée à chaque patient.
Avant le traitement : une étape clé souvent sous-estimée
La sélection des patients est déterminante. Elle repose sur une analyse clinique détaillée, une corrélation entre symptômes et imagerie, et une discussion multidisciplinaire. Cette étape permet d’éviter les indications inadaptées.
Il est fréquent que l’imagerie montre une arthrose avancée chez des patients peu douloureux, et inversement ; ce contraste entre volume des lésions et ressenti est central.
Résultats : ce qu’il faut réellement attendre
Les résultats varient selon les patients, et selon la qualité méthodologique des études considérées.
Les études ouvertes (sans groupe de comparaison), les plus nombreuses, montrent des résultats très favorables : une méta-analyse regroupant 21 études et plus de 600 patients rapporte une diminution moyenne de la douleur (échelle de 0 à 100) d’environ 38 à 40 points, maintenue jusqu’à 12 mois de suivi, avec une amélioration également confirmée sur les scores fonctionnels (WOMAC, KOOS).
Les études montrent :
- une diminution de la douleur
- une amélioration fonctionnelle
- une reprise plus facile des activités
Effets secondaires : ce qu’il faut savoir sans dramatiser
Comme tout acte médical, l’embolisation comporte des risques. Les effets secondaires peuvent inclure :
- des douleurs transitoires après le geste
- une inflammation locale temporaire
- de rares complications vasculaires
Ces événements restent généralement limités et pris en charge. Le rapport bénéfice/risque est évalué individuellement, conformément aux recommandations médicales en vigueur.
Embolisation VS chirurgie
L’embolisation du genou ne remplace pas la chirurgie. Elle s’inscrit comme une alternative dans certains cas, une option intermédiaire, ou un complément possible. La chirurgie (prothèse) reste indiquée dans les formes très avancées et les situations invalidantes majeures.
Les deux approches répondent à des indications différentes.
Pourquoi l’expertise change tout ?
La réussite de cette technique repose sur la sélection des patients, la précision du geste et l’analyse de l’imagerie. La radiologie interventionnelle nécessite une expertise technique, une connaissance fine de l’anatomie vasculaire et une coordination avec les autres spécialistes. L’approche est multidisciplinaire et personnalisée.
Références
- Cardiovascular and Interventional Radiological Society of Europe (CIRSE).
- Haefliger, J.-A., Allagnat, F., Hamard, L., Le Gal, L., Meda, P., Nardelli-Haefliger, D., Génot, E., & Alonso, F. (2017). Targeting Cx40 (Connexin40) Expression or Function Reduces Angiogenesis in the Developing Mouse Retina. Arteriosclerosis, Thrombosis, and Vascular Biology, 37(11), 2136–2146
- Haute Autorité de Santé (HAS).
FAQ
L’intervention est réalisée sous anesthésie locale. Une gêne modérée peut survenir après le geste.
La reprise des activités est généralement rapide, en quelques jours.
Les résultats varient selon les patients et le contexte clinique.
Dans certains cas, cette approche peut retarder ou éviter une intervention chirurgicale, après évaluation spécialisée.
Non, l’indication dépend du stade de la maladie et des symptômes.
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Comment se déroule le traitement de la gonarthrose par embolisation ?
L’embolisation du genou est une intervention courante en radiologie interventionnelle. Le geste consiste à :
L’intervention est réalisée sous anesthésie locale, en ambulatoire dans la majorité des cas. Il n’y a pas d’incision chirurgicale, ce qui limite les suites opératoires.