Anévrisme aortique de l’aorte : quand mon anévrisme nécessite-t-il un traitement?
- Ce qu'il faut retenir
- Pourquoi l’aorte se dilate-t-elle ?
- Comment vivre avec l’anévrisme de l’aorte ?
- Anévrisme de l’aorte abdominale : quand le traitement est-il nécessaire ?
- Quelles sont les différentes options de traitements de l’anévrisme aortique ?
- Espérance de vie avec un anévrisme de l’aorte : à quoi s’attendre ?
- FAQ
Ce qu’il faut retenir :
L’anévrisme de l’aorte abdominale est une pathologie silencieuse, dont les symptômes et signes cliniques apparaissent très tardivement, mais dont les complications sont pourtant graves. Vivre avec un anévrisme aortique et savoir quand un traitement est nécessaire peut être un processus complexe. Cependant, avec les bonnes habitudes, les progrès dans les soins médicaux (radiologie interventionnelle) et une bonne coopération avec votre professionnel de santé, il est possible de vivre avec un anévrisme aortique sans diminution de la qualité de vie.
Pourquoi l’aorte se dilate-t-elle ?
L’aorte est la plus grande artère du corps humain. Elle supporte une pression sanguine importante à chaque battement cardiaque. Avec le temps, la paroi de l’aorte peut se fragiliser. Cette fragilité peut entraîner une dilatation progressive appelée anévrisme.
Plusieurs facteurs peuvent favoriser cette évolution :
- hypertension artérielle
- tabac
- vieillissement vasculaire
- athérosclérose
- certaines maladies génétiques
- antécédents familiaux
- maladies inflammatoires dans certaines situations
Lorsque la paroi se dilate, elle devient parfois plus fragile.
Le risque principal est alors :
- la rupture de l’anévrisme
- la dissection aortique
- certaines complications circulatoires
Anévrisme de l’aorte abdominale : quand le traitement est-il nécessaire ?
Déterminer si un anévrisme de l’aorte abdominale requiert un traitement est une tâche complexe, multifactorielle et généralement transversale. Une consultation pluridisciplinaire est souvent nécessaire pour une décision éclairée de la part du corps médical, et doit être réalisée au sein d’une structure réunissant les différentes spécialités impliquées.
Le Centre IRMI a l’avantage de regrouper des spécialistes à tous les niveaux : il concentre les talents impliqués de la concertation médicale jusqu’à l’éventuel traitement de l’anévrisme aortique . La prise en charge est simplifiée, la communication interdisciplinaire efficace, et les délais d’ordre administratifs sont réduits, afin que la chaîne médicale soit réactive et efficiente dans la prise en charge de votre anévrisme aortique.
Quelles sont les différentes options de traitements de l’anévrisme aortique ?
Selon la taille de l’anévrisme, sa localisation, son taux de croissance, l’âge du patient et l’état de santé général du patient, le patient pourra bénéficier d’un traitement conservateur ou d’un traitement chirurgical de l’anévrisme aortique. Ces deux catégories de traitements sont fréquemment pratiquées chez IRMI, selon la présentation de l’anévrisme.
Le traitement conservateur
Il est recommandé pour les anévrismes de l’aorte abdominale plus petits, qui ne présentent pas de symptômes. Il comprend la surveillance régulière de l’anévrisme, par des examens d’imagerie et des bilans médicaux, ainsi que le contrôle des facteurs de risques cardiovasculaires, pour diminuer leur agressivité sur l’anévrisme.
Le traitement chirurgical
Il est recommandé pour les anévrismes de l’aorte abdominale plus grands, ceux qui grandissent rapidement ou ceux qui s’accompagnent de symptôme, dont le risque de rupture de l’aorte est notable. Il existe deux principales options de traitements chirurgicaux disponibles :
- La chirurgie ouverte est la méthode historique, au sein de laquelle le chirurgien réalise une grande incision dans l’abdomen pour accéder à l’aorte et enlever la partie dilatée de l’artère.
- L’ EVAR consiste à remplacer la paroi par un greffon synthétique : Le chirurgien insère un greffon endovasculaire, une sorte de tuyau métallique recouvert de tissu biocompatible, à travers une petite incision dans l’aine. C’est une méthode moins invasive que la chirurgie conventionnelle.
Le choix de l’une de ces deux chirurgies devra faire l’objet d’une concertation entre plusieurs médecins du corps médical pluridisciplinaire du centre.
L’endoprothèse de l’aorte : la technique la moins invasive
L’endroprothèse aortique représente une approche à faible invasivité pour corriger un anévrisme aortique. Plutôt que de recourir à une intervention chirurgicale à grande incision, cette méthode implique une petite incision dans l’aine.
Initialement, suite à une légère incision, un radiologue interventionnel insère un cathéter par une artère de la jambe. Le médecin guide ensuite ce cathéter en utilisant des images, jusqu’à atteindre la zone de l’anévrisme. Subséquemment, le praticien positionne une endoprothèse – une section artificielle d’artère – à l’intérieur de l’anévrisme. Composée d’un tube en matériau tissulaire soutenu par un treillis métallique, l’endoprothèse est acheminée via le cathéter et se déploie pour s’adapter à la structure de l’anévrisme. Ce dispositif assure une protection des parois aortiques contre la pression et préserve la fonctionnalité de l’aorte.
Typiquement effectuée sous anesthésie générale, cette intervention hospitalière ne requiert généralement qu’une hospitalisation de 2 à 3 jours. Le rétablissement complet peut s’étaler sur quelques semaines voire mois.
Nous sommes distingués en tant qu’équipe pionnière dans le domaine des techniques endovasculaires pour diverses pathologies artérielles. Opérant au sein d’une unité de soins ambulatoires, nous excédons dans la correction d’une pluralité de troubles vasculaires sans laisser de cicatrices.
Par ailleurs, nous nous démarquons en tant qu’équipe multidisciplinaire réunissant des spécialistes en Doppler, des radiologues vasculaires, des médecins vasculaires, des chirurgiens endovasculaires et des radiologues interventionnels vasculaires.
Espérance de vie avec un anévrisme de l’aorte : à quoi s’attendre ?
L’espérance de vie d’une personne atteinte d’un anévrisme de l’aorte, en particulier de l’aorte thoracique ou abdominale, dépend de divers facteurs tels que la taille de l’anévrisme, l’âge (souvent supérieur à 65 ans ), et la gestion de la pression artérielle. Un anévrisme de l’aorte abdominale est souvent découvert par hasard ou en raison de symptômes comme une douleur abdominale ou la présence d’une masse pulsatile au niveau de l’abdomen.
- Rupture d’anévrisme : Si un anévrisme de l’aorte n’est pas pris en charge, le risque de rupture d’anévrisme augmente considérablement lorsque sa taille dépasse 5 cm. Une rupture au niveau de la grosse artère (comme l’aorte abdominale ou les artères iliaques ) peut entraîner des complications graves, avec un taux de mortalité pouvant dépasser 80% dans les cas de rupture.
- Intervention chirurgicale : Les patients avec un anévrisme de grande taille ou qui évolue rapidement nécessitent une intervention chirurgicale pour éviter la rupture. L’ EVAR (réparation endovasculaire), passant par les artères fémorales, est souvent utilisée pour traiter les anévrismes de l’aorte abdominale. Après une chirurgie réussie, l’espérance de vie peut être proche de celle d’une personne non affectée, si la pression artérielle est bien contrôlée et si un suivi régulier est mis en place.
- Surveillance et prévention : Pour les anévrismes de petite taille, la surveillance médicale par échographie ou scanner permet de détecter toute évolution. Une gestion rigoureuse de la pression artérielle est essentielle, tout comme la réduction des facteurs de risque tels que le tabagisme et l’ hypercholestérolémie.
En résumé, bien que l’anévrisme de l’aorte puisse constituer une menace sérieuse, une prise en charge rapide et adéquate, y compris une intervention chirurgicale si nécessaire, permet d’augmenter significativement l’espérance de vie, en particulier chez les personnes de plus de 65 ans. Les artères fémorales et artères iliaques jouent un rôle clé dans certaines interventions, permettant d’assurer une meilleure prise en charge pour éviter les complications graves.
FAQ
Les anévrismes aortiques sont généralement causés par un affaiblissement de la paroi de l’aorte. Cela peut être dû à des facteurs génétiques, des dommages causés par le tabagisme, l’hypertension artérielle ou le vieillissement.
Oui, il existe plusieurs options de traitement pour un anévrisme aortique, notamment la chirurgie et les médicaments. Le choix du traitement dépend de la taille de l’anévrisme et de sa croissance.
Le taux de survie après une rupture d’anévrisme aortique est malheureusement faible. Environ 80% des personnes qui subissent une rupture d’anévrisme aortique à l’extérieur de l’hôpital ne survivent pas.
Le risque augmente avec l’âge. Les hommes sont 4 fois plus susceptibles de développer un anévrisme aortique. Le tabagisme augmente les risques d’un anévrisme de l’aorte abdominale. Un historique familial dans l’anévrisme aortique augmente les risques.
Comment vivre avec l’anévrisme de l’aorte ?
Vivre avec un anévrisme de l’aorte implique d’adopter certaines nouvelles habitudes et de mettre au premier plan sa santé cardiovasculaire. Voici quelques suggestions fréquemment données aux patients recevant le diagnostic d’anévrisme de l’aorte abdominale :
Vivre avec un anévrisme de l’aorte peut être effrayant, mais avec une prise en charge adaptée, le risque de rupture de l’aorte peut être contrôlé avec succès.
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