Traitement des varices pelviennes par embolisation veineuse

L’embolisation veineuse pelvienne est une technique de radiologie interventionnelle permettant de traiter certaines varices pelviennes responsables de douleurs chroniques du bassin, sans chirurgie ouverte. Cette approche mini-invasive vise à fermer les veines insuffisantes à l’origine de la congestion veineuse pelvienne afin de réduire les symptômes progressivement. À l’Institut de Radiologie et Médecine Interventionnelle, la procédure est réalisée sous guidage radiologique pour une précision millimétrée.

En résumé

01

Durée de l’intervention

75 minutes

02

Hospitalisation

Ambulatoire

03

Anesthésie

Locale

IRMI en quelques chiffres

80 à 90 %
de soulagement durable de la douleur pelvienne après embolisation veineuse.
< 1 heure
C'est la durée moyenne du geste, réalisé en ambulatoire sous anesthésie locale.
À retenir

L’embolisation veineuse pelvienne est un traitement mini-invasif qui consiste à occlure, sous guidage par imagerie, les veines pelviennes dilatées responsables du syndrome de congestion pelvienne. Réalisée en ambulatoire, elle vise à soulager durablement la douleur pelvienne chronique. Son indication dépend de l’intensité des symptômes et de la confirmation du diagnostic à l’imagerie, au cas par cas.

Le principe de l’embolisation : quand le sang circule dans le mauvais sens

Normalement, les veines ovariennes et pelviennes permettent au sang de remonter vers le cœur. Chez certaines patientes, ces veines perdent leur efficacité et la circulation sanguine devient anormale. Le sang stagne alors dans le bassin au lieu d’être correctement drainé. Cette accumulation progressive augmente la pression veineuse et favorise l’apparition de douleurs chroniques, de pesanteurs pelviennes ou de varices dans certaines zones du pelvis.

L’embolisation vise à interrompre ces circuits de reflux afin de réorienter la circulation vers des voies veineuses fonctionnelles.

L’objectif n’est donc pas de traiter directement la douleur mais de corriger le mécanisme veineux qui l’entretient en supprimant les circuits veineux anormaux qui entretiennent la congestion du pelvis.

À quelles patientes s’adresse cette approche ?

L’embolisation ne concerne pas toutes les douleurs pelviennes chroniques.

Elle peut être envisagée chez des patientes présentant :

  • un syndrome de congestion pelvienne confirmé ;
  • des varices pelviennes symptomatiques ;
  • des douleurs chroniques du bassin ;
  • une aggravation des symptômes en position debout ;
  • des douleurs après les rapports sexuels ;
  • des varices vulvaires ou périnéales associées.

L’indication repose sur la concordance entre les symptômes ressentis et les anomalies veineuses observées à l’imagerie.

Accédez à un avis expert

Vous souhaitez un avis médical ou vous orienter vers une solution non chirurgicale ?

Soumettez votre dossier à nos médecins référents via notre formulaire en seulement quelques clics. Nos équipes reviendront vers vous dans les meilleurs délais pour évoquer une éventuelle prise en charge.

Avant le traitement : confirmer l’origine veineuse des symptômes

La difficulté du syndrome de congestion pelvienne est qu’il partage de nombreux symptômes avec d’autres pathologies.

Avant d’envisager une embolisation, il est donc essentiel de vérifier que les douleurs sont réellement liées à un problème veineux.

Cette évaluation repose généralement sur :

  • l’analyse des symptômes ;
  • l’examen clinique ;
  • l’échographie Doppler ;
  • l’IRM pelvienne ;
  • l’étude du réseau veineux.

Cette étape permet d’éviter de traiter des douleurs dont l’origine serait gynécologique, digestive, urinaire ou neurologique.

Comment se déroule l’embolisation veineuse pelvienne ?

L’intervention est réalisée en salle de radiologie interventionnelle.

Après ponction d’une veine au niveau du bras ou de l’aine, un cathéter est guidé jusqu’aux veines pelviennes concernées. Une phlébographie est réalisée afin d’observer le trajet du sang et de confirmer les zones de reflux. Les matériaux d’embolisation sont ensuite déployés dans les veines ciblées afin d’interrompre la circulation anormale.

Selon l’anatomie rencontrée, le traitement peut associer différents dispositifs d’occlusion adaptés à chaque situation.

L’intervention est généralement réalisée sous anesthésie locale avec une hospitalisation courte.

Une technique de précision : comprendre l’anatomie veineuse avant d’agir

Chaque patiente possède une anatomie veineuse différente. Certaines présentent un reflux isolé d’une veine ovarienne tandis que d’autres présentent des communications complexes entre plusieurs réseaux veineux.

Le traitement repose donc sur une véritable cartographie du système veineux pelvien.

L’objectif est d’identifier précisément les veines responsables de la congestion afin d’éviter un traitement incomplet ou mal ciblé. Cette phase d’analyse joue un rôle majeur dans la qualité des résultats.

Résultats : ce qu’il faut attendre

L’amélioration est généralement progressive après l’intervention.

À mesure que la circulation veineuse se réorganise, de nombreuses patientes décrivent une diminution de la sensation de pesanteur pelvienne et une meilleure tolérance à la station debout prolongée.

Lorsque les symptômes étaient directement liés à la congestion veineuse, le traitement peut également permettre une amélioration du confort quotidien et des activités habituellement limitées par la douleur.

Les résultats dépendent notamment de l’importance du reflux initial et de la complexité du réseau veineux traité.

Effets secondaires : ce qu’il faut savoir sans dramatiser

Après l’embolisation, certaines patientes peuvent ressentir une gêne pelvienne transitoire liée à la fermeture progressive des veines traitées. Cette phase correspond à l’adaptation du drainage veineux après l’intervention.

Une sensibilité locale au point de ponction ou une réaction inflammatoire modérée peuvent également être observées dans les jours suivant la procédure.

Comme toute intervention endovasculaire, des complications plus rares peuvent survenir et font l’objet d’une surveillance adaptée.

Comparer sans opposer : embolisation et chirurgie veineuse

L’embolisation et la chirurgie poursuivent le même objectif : supprimer les veines responsables du reflux. Cependant, leur mode d’action diffère.

  • La chirurgie nécessite un abord direct des veines concernées
  • l’embolisation permet de les traiter depuis l’intérieur du système veineux grâce à un cathéter. Cette approche limite les traumatismes tissulaires et évite une intervention chirurgicale ouverte du bassin.

Le choix dépend toujours des caractéristiques anatomiques observées chez chaque patiente.

Pourquoi l’expertise IRMI change tout ?

Le traitement des varices pelviennes ne consiste pas uniquement à fermer une veine dilatée. L’enjeu principal est de comprendre l’organisation complète du réseau veineux pelvien et d’identifier les véritables sources du reflux.

Cette analyse nécessite une expertise spécifique en imagerie veineuse et en radiologie interventionnelle. La qualité de cette cartographie conditionne directement la pertinence du traitement et la durabilité des résultats.

Références

FAQ

Non. Le traitement est réalisé à l’intérieur des veines grâce à des cathéters de petit calibre.

L’amélioration est généralement progressive au cours des semaines suivant l’intervention.

Certaines récidives ou persistance de symptômes peuvent être observées selon l’anatomie veineuse initiale.

Non. L’intervention est réalisée par une simple ponction veineuse.

Oui, dans la majorité des situations après quelques jours de récupération.

Non. L’embolisation est réservée aux douleurs dont l’origine veineuse a été identifiée.