Adénome parathyroïdien et hyperparathyroïdie primaire
L’hyperparathyroïdie primaire est une production excessive de parathormone, le plus souvent par un adénome parathyroïdien bénin. Le diagnostic est biologique avant d’être radiologique : la calcémie et la PTH doivent être interprétées ensemble, après exclusion des causes secondaires et de certaines formes familiales. L’imagerie sert ensuite à localiser la ou les glandes anormales en vue d’un traitement. La parathyroïdectomie est le traitement curatif de référence. Une ablation percutanée peut être discutée pour un adénome unique bien localisé chez certains patients qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas être opérés.
Ablation percutanée
Destruction de l’adénome par thermoablation guidée par échographie, sous anesthésie locale. Une technique ambulatoire qui normalise la sécrétion hormonale tout en évitant les risques d’une chirurgie cervicale.
En résumé
IRMI en quelques chiffres
L’hyperparathyroïdie primaire est une production excessive de PTH, le plus souvent par un adénome unique bénin ; le diagnostic est biologique (calcémie + PTH) avant d’être radiologique, après exclusion des causes secondaires et familiales. L’imagerie ne pose pas le diagnostic mais localise la glande anormale une fois la confirmation biologique établie, en évaluant les rapports avec le nerf récurrent et les structures adjacentes. La parathyroïdectomie reste le traitement curatif de référence, en particulier en cas de maladie potentiellement multiglandulaire mais une ablation percutanée peut être discutée, surtout en cas de contre-indication ou de refus de chirurgie après avis multidisciplinaire.
Qu’est-ce que l’hyperparathyroïdie primaire ?
Les parathyroïdes sont de petites glandes situées le plus souvent derrière la thyroïde. Elles régulent le calcium par la PTH.
Dans l’hyperparathyroïdie primaire, une ou plusieurs glandes sécrètent trop de PTH, entraînant généralement une élévation du calcium sanguin.
L’excès prolongé de PTH et de calcium peut favoriser
- calculs rénaux,
- fragilité osseuse,
- fractures,
- baisse de la fonction rénale
- et symptômes neurocognitifs ou digestifs.
Fort heureusement, certaines formes sont découvertes avant toute complication.
Accédez à un avis expert
Vous souhaitez un avis médical ou vous orienter vers une solution non chirurgicale ?
Soumettez votre dossier à nos médecins référents via notre formulaire en seulement quelques clics. Nos équipes reviendront vers vous dans les meilleurs délais pour évoquer une éventuelle prise en charge.
Les causes et les facteurs associés
La cause la plus fréquente est un adénome unique bénin. Une hyperplasie de plusieurs glandes ou, très rarement, un carcinome parathyroïdien sont possibles.
Une insuffisance rénale, une carence en vitamine D, certains médicaments et l’hypercalcémie hypocalciurique familiale doivent être distingués de l’adénome sporadique.
Quels sont les symptômes ?
Les signes d’alerte incluent :
- Fatigue, faiblesse ou difficultés de concentration
- Calculs rénaux ou augmentation du calcium urinaire
- Ostéopénie, ostéoporose ou fracture
- Douleurs abdominales, constipation ou nausées
- Absence de symptôme malgré une anomalie biologique
Le diagnostic
Interrogatoire et examen clinique
Le médecin recherche les antécédents de calcul, fracture, maladie rénale, prise de lithium ou de thiazidiques, antécédents familiaux et symptômes liés à l’hypercalcémie.
Examen biologique et radiologique
Le bilan confirme la calcémie corrigée ou ionisée, la PTH, la fonction rénale, le phosphore, la vitamine D et la calciurie selon le contexte.
Une échographie cervicale et une scintigraphie au sestamibi sont souvent associées pour localiser la glande ; un scanner 4D peut être utile en cas de discordance.
L’importance de l’imagerie
L’imagerie ne pose pas le diagnostic d’hyperparathyroïdie. Elle localise une cible après confirmation biologique et recherche une concordance entre plusieurs modalités, en évaluant la proximité du nerf récurrent, de l’œsophage, de la trachée et des vaisseaux.
Ce que recherche le médecin
- Confirmation biologique sur des mesures fiables
- Exclusion des causes secondaires et familiales pertinentes
- Atteinte osseuse ou rénale et critères opératoires
- Adénome unique ou maladie multiglandulaire
- Concordance des examens de localisation
- Rapports anatomiques et faisabilité d’un traitement ciblé
Comment le Pôle Thyroïde IRMI prend en charge cette situation ?
Surveillance médicale
Elle peut convenir à certains patients ne remplissant pas les critères d’intervention, avec suivi biologique, rénal et osseux.
Parathyroïdectomie
Elle est le traitement curatif de référence et offre une exploration adaptée lorsque plusieurs glandes peuvent être atteintes.
Traitement médical
Il peut contrôler la calcémie ou protéger l’os dans certaines situations, sans toujours guérir la cause.
Ablation percutanée
L’ablation percutanée peut être discutée pour un adénome unique, bien visualisé et concordant, surtout en cas de contre-indication ou de refus de chirurgie après avis multidisciplinaire.
L’avis expert IRMI
Le choix dépend de la certitude diagnostique, du caractère fonctionnel ou non de la lésion, de sa taille, de sa composition, de ses rapports anatomiques, des symptômes et des préférences du patient. La chirurgie et l’iode radioactif restent nécessaires ou préférables dans certaines situations.
“Je ne propose jamais une ablation parathyroïdienne sur la seule image d’un nodule cervical. Le diagnostic doit être biochimique, la localisation concordante et la possibilité d’une maladie multiglandulaire raisonnablement écartée. La sécurité dépend ensuite d’une cartographie échographique très précise du nerf récurrent et des structures adjacentes.” Docteur Antoine Hakime – Radiologue interventionnel.
Références
- Bilezikian JP et al. Evaluation and Management of Primary Hyperparathyroidism: Summary Statement and Guidelines from the Fifth International Workshop. Journal of Bone and Mineral Research. 2022;37(11):2293–2314. doi:10.1002/jbmr.4677.
- Wilhelm SM et al. The American Association of Endocrine Surgeons Guidelines for Definitive Management of Primary Hyperparathyroidism. JAMA Surgery. 2016;151(10):959–968. doi:10.1001/jamasurg.2016.2310.
FAQ
Non. Le diagnostic d’hyperparathyroïdie est biologique ; l’imagerie sert à localiser la glande anormale.
Non. La décision dépend de la calcémie, de l’âge, des reins, de l’os, des symptômes et des préférences du patient.
Oui. La parathyroïdectomie est le traitement curatif de référence lorsqu’une intervention est indiquée.
La concordance augmente la confiance dans l’identification d’une glande unique avant un traitement ciblé.
Ces informations sont générales. L’indication dépend du dossier clinique, biologique et radiologique de chaque patient.