HTIC idiopathique
L’hypertension intracrânienne idiopathique (HTIC), également appelée hypertension intracrânienne primitive, est une maladie caractérisée par une augmentation anormale de la pression à l’intérieur du crâne sans tumeur cérébrale, hydrocéphalie ni autre cause identifiable à l’imagerie classique. Elle peut provoquer des céphalées chroniques, des troubles visuels et des acouphènes pulsatiles. À l’Institut de Radiologie et de Médecine Interventionnelle (IRMI), l’imagerie neurovasculaire joue un rôle essentiel pour confirmer le diagnostic, rechercher une anomalie du drainage veineux cérébral et orienter la prise en charge.
Traitement endovasculaire
Chez certains patients, le traitement endovasculaire permet de dilater une veine cérébrale rétrécie et d’y placer un stent afin d’améliorer le drainage veineux.
IRMI en quelques chiffres
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Voir toutes les actualités- À retenir
- Qu’est-ce que l’hypertension intracrânienne idiopathique ?
- Pourquoi la pression intracrânienne augmente-t-elle ?
- Quels sont les symptômes ?
- Pourquoi le diagnostic est-il parfois difficile ?
- Les examens d’imagerie essentiels
- L’expertise en imagerie IRMI
- Comment traiter une HTIC idiopathique ?
- Quels signes doivent amener à consulter rapidement ?
- FAQ
L’hypertension intracrânienne idiopathique correspond à une augmentation de la pression à l’intérieur du crâne, sans cause identifiée à l’imagerie standard, se manifestant par des maux de tête et des troubles visuels. Elle touche préférentiellement les femmes jeunes en surpoids. Sa prise en charge, qui vise notamment à protéger la vision, est adaptée au cas par cas.
Qu’est-ce que l’hypertension intracrânienne idiopathique ?
L’HTIC idiopathique correspond à une augmentation chronique de la pression du liquide cérébrospinal sans cause intracrânienne visible à l’imagerie.
Elle touche principalement les femmes jeunes en surpoids mais peut également concerner d’autres patients.
Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas d’une tumeur cérébrale.
Le principal risque de la maladie est la souffrance progressive du nerf optique pouvant entraîner une baisse durable de la vision lorsqu’elle n’est pas diagnostiquée précocement.
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Pourquoi la pression intracrânienne augmente-t-elle ?
Le cerveau est entouré d’un liquide appelé liquide cérébrospinal qui circule en permanence autour du cerveau et de la moelle épinière.
Dans l’HTIC idiopathique, un déséquilibre apparaît entre :
- la production du liquide cérébrospinal ;
- sa circulation ;
- sa résorption.
Plusieurs mécanismes semblent intervenir :
- une diminution de la résorption du liquide cérébrospinal ;
- une augmentation de la pression veineuse intracrânienne ;
- une sténose des sinus veineux cérébraux ;
- des facteurs hormonaux et métaboliques ;
- le surpoids dans de nombreux cas.
Aujourd’hui, plusieurs études suggèrent que certaines anomalies du drainage veineux cérébral jouent un rôle important chez une partie des patients.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes peuvent apparaître progressivement et fluctuer au cours du temps.
Les manifestations les plus fréquentes sont :
- des maux de tête quotidiens ;
- une sensation de pression dans la tête ;
- une vision floue ;
- des épisodes de baisse visuelle transitoire ;
- une vision double ;
- des douleurs derrière les yeux.
Certains patients présentent également :
- des acouphènes pulsatiles ;
- des nausées ;
- une gêne lors des efforts ;
- une fatigue importante.
Lorsque la maladie évolue, une atteinte progressive du nerf optique peut entraîner une diminution durable de la vision.
Pourquoi le diagnostic est-il parfois difficile ?
Les symptômes de l’HTIC idiopathique ressemblent à ceux de nombreuses autres maladies.
Le diagnostic différentiel comprend notamment :
- la migraine ;
- les céphalées chroniques ;
- certaines pathologies ORL ;
- des maladies neurologiques ;
- d’autres causes de troubles visuels.
Par ailleurs, l’IRM cérébrale peut parfois paraître peu anormale.
Le diagnostic repose donc sur l’association des symptômes, de l’examen ophtalmologique, de l’imagerie cérébrale et, dans certaines situations, d’une ponction lombaire permettant de mesurer la pression du liquide cérébrospinal.
Les examens d’imagerie essentiels
L’imagerie est indispensable pour confirmer le diagnostic et éliminer une autre cause d’hypertension intracrânienne.
L’IRM cérébrale
L’IRM constitue l’examen de référence.
Elle permet :
- d’éliminer une tumeur cérébrale ;
- de rechercher des signes indirects d’hypertension intracrânienne ;
- d’analyser le nerf optique ;
- d’étudier les structures cérébrales.
L’angio-IRM veineuse
Elle permet d’explorer les sinus veineux cérébraux.
Elle recherche notamment :
- une sténose des sinus veineux ;
- une anomalie du drainage veineux ;
- une thrombose veineuse cérébrale.
Ces informations sont particulièrement importantes lorsque la question d’un traitement endovasculaire est discutée.
La ponction lombaire
Bien qu’il ne s’agisse pas d’un examen d’imagerie, elle complète le bilan diagnostique en permettant de mesurer directement la pression du liquide cérébrospinal et d’analyser sa composition.
L’expertise en imagerie IRMI
L’analyse d’une HTIC idiopathique nécessite une expertise spécifique en neuroradiologie et en imagerie vasculaire.
Au sein de l’Institut de Radiologie et de Médecine Interventionnelle (IRMI), l’imagerie permet notamment :
- d’évaluer les sinus veineux cérébraux ;
- d’identifier une éventuelle sténose ;
- d’analyser le drainage veineux intracrânien ;
- d’évaluer les signes indirects d’hypertension intracrânienne ;
- de déterminer si une prise en charge interventionnelle peut être envisagée.
L’imagerie devient ainsi un véritable outil décisionnel permettant d’adapter le traitement à chaque patient.
Quels signes doivent amener à consulter rapidement ?
Une consultation spécialisée est recommandée en cas :
- d’aggravation rapide des céphalées ;
- de baisse de vision ;
- de vision double persistante ;
- d’acouphènes pulsatiles associés à des troubles visuels ;
- de modification du champ visuel ;
- d’apparition de nouveaux symptômes neurologiques.
Une prise en charge précoce est essentielle afin de préserver la fonction visuelle.
Références
FAQ
Non. L’imagerie ne met pas en évidence de tumeur cérébrale. L’augmentation de la pression intracrânienne est liée à un autre mécanisme.
Chez certains patients, une anomalie du drainage veineux cérébral peut favoriser la perception d’un bruit synchronisé avec les battements du cœur.
Lorsqu’ils sont pris en charge précocement, ils peuvent s’améliorer. En revanche, une atteinte prolongée du nerf optique peut entraîner des séquelles visuelles.
Oui. Elle permet d’éliminer d’autres causes d’hypertension intracrânienne et d’étudier les sinus veineux cérébraux.
Oui. Chez certains patients soigneusement sélectionnés, un traitement endovasculaire par stent peut être proposé après une évaluation spécialisée.
Oui. Le surpoids est un facteur fréquemment associé à l’HTIC idiopathique et une perte de poids peut contribuer à améliorer l’évolution de la maladie.
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Comment traiter une HTIC idiopathique ?
La prise en charge dépend de l’intensité des symptômes, du retentissement visuel et des anomalies retrouvées au bilan.
Le traitement peut associer :
Chez certains patients présentant une sténose significative des sinus veineux associée à une HTIC documentée, un traitement endovasculaire par pose de stent veineux peut être discuté dans des centres spécialisés.
Cette indication reste réservée à des situations bien sélectionnées après une évaluation multidisciplinaire.