Arthrose du pouce (rhizarthrose)

La rhizarthrose correspond à l’usure progressive de l’articulation située à la base du pouce, appelée articulation trapézo-métacarpienne. Très fréquente, elle peut provoquer des douleurs, une diminution de la force de préhension et une gêne importante dans les gestes du quotidien comme ouvrir un bocal, tourner une clé ou écrire. À l’Institut de Radiologie et de Médecine Interventionnelle, le diagnostic repose sur l’examen clinique et l’imagerie afin d’adapter la prise en charge à chaque situation.

Injections intra-articulaires guidées

Réalisées sous contrôle de l’imagerie, les injections intra-articulaires délivrent précisément le traitement dans l’articulation du pouce afin de diminuer la douleur et d’améliorer sa mobilité.

IRMI en quelques chiffres

30 %
des localisations de l'arthrose concernent le pouce (rhizarthrose).
70 %
des cas s'améliorent avec un traitement médical de première intention.
À retenir

La rhizarthrose, ou arthrose du pouce, correspond à une usure du cartilage de l’articulation à la base du pouce, responsable de douleurs et d’une perte de force de préhension. Elle touche préférentiellement les femmes après 50 ans. La prise en charge, initialement médicale, est adaptée au cas par cas.

Qu’est-ce que la rhizarthrose ?

La rhizarthrose est une forme d’arthrose qui touche l’articulation située entre le trapèze et le premier métacarpien, à la base du pouce.

Cette articulation est particulièrement sollicitée puisqu’elle intervient dans presque tous les mouvements de préhension. Avec le temps, le cartilage qui protège les surfaces articulaires peut s’user progressivement.

Cette usure entraîne des douleurs, une diminution de la mobilité et parfois une perte de stabilité du pouce.

Même si son évolution est généralement lente, la rhizarthrose peut avoir un retentissement important sur les activités de la vie quotidienne.

Pourquoi ai-je mal à la base du pouce ?

La douleur est liée à la dégradation progressive du cartilage de l’articulation.

Lorsque celui-ci s’use, les surfaces osseuses glissent moins facilement l’une contre l’autre. Les contraintes mécaniques augmentent et peuvent provoquer une inflammation locale responsable des douleurs.

Les premiers symptômes apparaissent souvent lors des mouvements de préhension ou de pincement. Avec le temps, les douleurs peuvent devenir plus fréquentes et s’accompagner d’une diminution de la force.

Contrairement aux idées reçues, l’importance des douleurs n’est pas toujours liée au degré d’arthrose visible sur les examens.

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Causes et facteurs favorisants

Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’apparition d’une rhizarthrose :

  • le vieillissement articulaire ;
  • les antécédents familiaux ;
  • une hypermobilité du pouce ;
  • des gestes répétitifs ;
  • certaines activités professionnelles ou manuelles ;
  • des traumatismes anciens de la main ou du poignet.

Ces facteurs n’entraînent pas systématiquement une arthrose mais ils sont fréquemment retrouvés chez les patients concernés.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes évoluent généralement de façon progressive.

Les patients décrivent souvent :

  • une douleur à la base du pouce ;
  • une diminution de la force de préhension ;
  • une gêne lors des mouvements du pouce ;
  • une raideur articulaire ;
  • des difficultés dans les gestes de précision.

Certaines activités deviennent progressivement plus difficiles :

  • ouvrir un bocal ;
  • tourner une clé ;
  • écrire ;
  • porter un objet ;
  • saisir de petits éléments.

Avec le temps, une déformation de la base du pouce peut apparaître chez certains patients.

Pourquoi le diagnostic est-il parfois retardé ?

Les douleurs de la base du pouce peuvent avoir plusieurs origines.

Les symptômes peuvent être proches de ceux observés dans :

  • une tendinopathie ;
  • une atteinte ligamentaire ;
  • une inflammation articulaire ;
  • une douleur nerveuse ;
  • une autre pathologie du poignet ou de la main.

Par ailleurs, certaines rhizarthroses très visibles à l’imagerie provoquent peu de douleurs, tandis que des formes peu évoluées peuvent être particulièrement douloureuses. Cette variabilité explique pourquoi un bilan complet est souvent nécessaire.

Les examens d’imagerie essentiels

L’imagerie permet de confirmer le diagnostic, d’évaluer le degré d’usure articulaire et de rechercher d’autres causes de douleur.

La radiographie

La radiographie est l’examen de référence pour analyser l’articulation de la base du pouce.

Elle permet notamment d’évaluer le pincement articulaire, les remaniements osseux et les signes caractéristiques de l’arthrose.

L’échographie

L’échographie peut compléter le bilan en étudiant les tendons, les tissus mous et certaines poussées inflammatoires associées.

L’IRM

L’IRM est réservée à certaines situations particulières lorsque l’analyse de l’articulation ou des structures voisines doit être approfondie.

Ce que recherche réellement le médecin

L’objectif n’est pas uniquement de confirmer l’existence d’une rhizarthrose.

Le spécialiste cherche également à comprendre :

  • le stade d’évolution de l’arthrose ;
  • la mobilité du pouce ;
  • la force de préhension ;
  • la présence d’une inflammation ;
  • le retentissement sur les activités quotidiennes ;
  • l’existence d’une autre pathologie associée.

Ces informations permettent d’adapter la prise en charge à chaque patient.

Comment traiter une rhizarthrose ?

Le traitement dépend principalement de l’intensité des douleurs, du degré d’usure de l’articulation et du retentissement sur les activités du quotidien. Certaines formes peuvent être soulagées grâce à une adaptation des gestes, au port d’une orthèse, à des exercices de mobilité ou à un traitement symptomatique.

Lorsque les douleurs persistent malgré ces mesures, une prise en charge spécialisée peut être envisagée. L’objectif est alors de diminuer la douleur, de préserver la mobilité du pouce et d’améliorer la fonction de la main.

Parmi les techniques pouvant être proposées, des infiltrations articulaires ciblées peuvent permettre de réduire une inflammation locale dans certaines situations. Réalisées sous guidage par imagerie en radiologie interventionnelle, ces techniques peuvent être proposées dans des indications sélectionnées après une évaluation spécialisée.

Le choix du traitement repose toujours sur une analyse individuelle prenant en compte les symptômes, les résultats de l’imagerie, le stade de l’arthrose et le retentissement fonctionnel.

L’approche IRMI

À l’Institut de Radiologie et de Médecine Interventionnelle, l’analyse de la rhizarthrose repose sur une approche associant expertise clinique et interprétation spécialisée de l’imagerie.

L’objectif est d’identifier précisément les mécanismes responsables de la douleur, d’évaluer le degré d’usure de l’articulation et de rechercher d’éventuelles lésions associées.

L’imagerie ne sert pas uniquement à confirmer un diagnostic. Elle permet également de mieux comprendre l’origine des symptômes et d’orienter les décisions thérapeutiques.

Cette approche permet d’adapter la prise en charge à chaque patient selon son contexte clinique et l’évolution de ses symptômes.

Références

FAQ

Oui. Il s’agit de l’une des formes d’arthrose les plus fréquentes de la main, notamment après 50 ans.

Les mouvements de torsion et de pincement sollicitent fortement l’articulation située à la base du pouce, ce qui peut déclencher les douleurs.

Oui. Avec le temps, une déformation progressive de l’articulation peut apparaître chez certains patients.

La radiographie permet le plus souvent de confirmer le diagnostic. D’autres examens peuvent être proposés selon les symptômes et le contexte clinique.

Non. Dans la majorité des cas, une prise en charge médicale ou mini-invasive permet de soulager les symptômes. La chirurgie n’est envisagée que dans certaines situations après une évaluation spécialisée.

Oui. Certaines périodes peuvent être plus douloureuses en raison d’une inflammation temporaire de l’articulation.