Tendinite d’Achille
La tendinite d’Achille, également appelée tendinopathie d’Achille, est l’une des causes les plus fréquentes de douleur à l’arrière de la cheville. Elle correspond à une atteinte du tendon reliant les muscles du mollet au talon. Les douleurs apparaissent souvent progressivement après une augmentation des contraintes mécaniques et peuvent limiter la marche, la course ou la pratique sportive. À l’Institut de Radiologie et de Médecine Interventionnelle (IRMI), le diagnostic repose sur l’association de l’examen clinique et d’une imagerie de haute résolution afin d’orienter la prise en charge.
Nos actes de radiologie interventionnelle
La tendinite d’Achille provoque une douleur et une raideur à l’arrière de la cheville. L’échographie évalue précisément le tendon afin de sélectionner le traitement le plus adapté.
- À retenir
- Qu'est-ce qu'une tendinite d'Achille ?
- Pourquoi ai-je mal derrière la cheville ?
- Causes et facteurs favorisants
- Quels sont les symptômes ?
- Pourquoi le diagnostic est-il parfois difficile ?
- Les examens d'imagerie essentiels
- Comment l'expertise en imagerie IRMI améliore le diagnostic
- Comment traiter une tendinite d'Achille ?
- Quand faut-il consulter rapidement ?
- FAQ
La tendinite d’Achille correspond à une inflammation du tendon reliant le mollet au talon, liée à une sursollicitation répétée, en particulier chez les sportifs. Elle se manifeste par une douleur et un gonflement le long du tendon. La prise en charge, initialement conservatrice, est adaptée au cas par cas selon l’évolution des symptômes.
Qu’est-ce qu’une tendinite d’Achille ?
Le tendon d’Achille est le plus volumineux et l’un des plus résistants du corps humain. Il relie les muscles du mollet au calcanéum et permet la propulsion lors de la marche, de la course et des sauts.
Contrairement à ce que son nom suggère, une tendinite chronique n’est pas toujours liée à une inflammation. Dans de nombreux cas, il s’agit d’une tendinopathie caractérisée par une dégénérescence progressive des fibres tendineuses provoquée par des contraintes mécaniques répétées.
Selon les patients, l’atteinte peut intéresser le corps du tendon ou son insertion sur le talon.
Douleur derrière le talon : les conseils du Dr Hakime en vidéo
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Pourquoi ai-je mal derrière la cheville ?
Le tendon d’Achille est fortement sollicité à chaque pas. Lorsque les contraintes dépassent sa capacité d’adaptation, de micro-lésions peuvent apparaître progressivement et devenir douloureuses.
Cette surcharge peut être favorisée par :
- une augmentation brutale de l’activité physique ;
- la course à pied ;
- les sports avec sauts ou changements d’appui ;
- des chaussures inadaptées ;
- des troubles de l’appui ;
- une raideur des muscles du mollet ;
- certaines anomalies biomécaniques.
La douleur apparaît généralement de façon progressive et peut devenir chronique si les contraintes persistent.
Causes et facteurs favorisants
Plusieurs facteurs favorisent l’apparition d’une tendinopathie d’Achille :
- surcharge mécanique répétée ;
- reprise sportive trop rapide ;
- entraînement intensif ;
- défaut d’échauffement ;
- troubles de la statique du pied ;
- diminution de la souplesse musculaire ;
- surpoids ;
- âge.
Chez un même patient, plusieurs facteurs sont souvent associés.
Quels sont les symptômes d’une inflammation du tendon d’Achille ?
Les symptômes évoluent progressivement. Les manifestations les plus fréquentes sont :
- douleur à l’arrière de la cheville ;
- douleur du tendon d’Achille ;
- raideur matinale ;
- douleur lors de la marche ou de la course ;
- sensibilité à la palpation du tendon ;
- diminution des performances sportives.
Les douleurs sont souvent majorées :
- lors de la course ;
- après un effort prolongé ;
- en montant les escaliers ;
- lors des sauts ;
- après une période de repos.
Dans certaines formes chroniques, le tendon peut devenir épaissi.
Pourquoi le diagnostic est-il parfois difficile ?
Toutes les douleurs situées à l’arrière de la cheville ne sont pas liées à une tendinopathie d’Achille. Le diagnostic différentiel comprend notamment :
- une bursite rétrocalcanéenne ;
- une rupture partielle du tendon ;
- une atteinte musculaire du mollet ;
- une douleur osseuse du calcanéum ;
- une atteinte articulaire de la cheville ;
- une autre pathologie du pied.
Par ailleurs, les anomalies observées à l’imagerie ne sont pas toujours proportionnelles aux symptômes. Un tendon très épaissi peut être peu douloureux alors qu’une atteinte discrète peut provoquer des douleurs importantes. Cette discordance rend indispensable une analyse globale.
Les examens d’imagerie essentiels
L’imagerie permet de confirmer le diagnostic, d’évaluer la gravité de l’atteinte et de rechercher des lésions associées.
L’échographie
L’échographie constitue l’examen de première intention. Elle permet :
- d’étudier le tendon d’Achille ;
- de mesurer son épaisseur ;
- de rechercher des fissures ;
- d’évaluer sa vascularisation ;
- de réaliser une analyse dynamique lors des mouvements.
Elle permet également de guider précisément certains traitements interventionnels lorsqu’ils sont indiqués.
L’IRM de la cheville
L’IRM apporte une analyse plus globale de la région postérieure de la cheville. Elle permet d’étudier :
- le tendon d’Achille ;
- les muscles du mollet ;
- les bursites ;
- les structures osseuses ;
- les ligaments ;
- les tissus mous.
Elle recherche également d’éventuelles pathologies associées responsables des douleurs.
Comment traiter une tendinite d’Achille ?
La prise en charge dépend de l’ancienneté des symptômes, de l’importance des lésions et du retentissement fonctionnel.
En première intention, un traitement conservateur est généralement proposé :
- adaptation des activités sportives ;
- exercices de renforcement progressif (notamment excentrique) ;
- rééducation spécialisée ;
- correction des troubles de l’appui ;
- adaptation du chaussage ;
- traitement antalgique si nécessaire.
Lorsque les douleurs persistent malgré ces mesures, une prise en charge spécialisée guidée par l’imagerie peut être envisagée :
| Technique | Principe | Indication typique |
|---|---|---|
| Infiltration écho-guidée | Injection ciblée, sous contrôle échographique, au contact des zones pathologiques du tendon | Première intention en cas d'échec du traitement conservateur |
| PRP (plasma riche en plaquettes) | Injection d'un concentré de plaquettes du patient afin de stimuler les mécanismes de réparation du tendon | Tendinopathie chronique d'allure dégénérative, résistante aux traitements habituels |
| Embolisation | Ciblage des néovaisseaux (hypervascularisation anormale) associés à la douleur chronique, dans des indications sélectionnées | Tendinopathie chronique avec hypervascularisation confirmée à l'échographie, après échec des autres approches |
La chirurgie reste réservée aux situations les plus complexes après échec des traitements conservateurs et mini-invasifs.
Quand faut-il consulter rapidement ?
Une consultation est recommandée lorsque :
- la douleur persiste plusieurs semaines ;
- la marche devient difficile ;
- les activités sportives sont limitées ;
- le tendon devient épaissi ou très sensible ;
- les traitements habituels restent inefficaces.
Une prise en charge précoce permet souvent d’éviter l’évolution vers une tendinopathie chronique.
Références
- Haute Autorité de Santé (HAS)
- Société Française de Radiologie
- Société Française de Médecine de l’Exercice et du Sport (SFMES)
- American Orthopaedic Foot & Ankle Society (AOFAS)
- American Academy of Orthopaedic Surgeons (AAOS)
- PubMed – Achilles Tendinopathy
FAQ
Oui. Une tendinopathie peut évoluer sur plusieurs mois lorsque les contraintes mécaniques persistent ou que le tendon ne cicatrise pas correctement.
La raideur matinale est caractéristique des tendinopathies chroniques du tendon d’Achille et s’améliore souvent après quelques minutes de marche.
Dans certains cas, oui, mais le programme d’entraînement doit être adapté afin de limiter les contraintes exercées sur le tendon.
Oui. Un épaississement du tendon est fréquent dans les formes chroniques et peut être mis en évidence par l’échographie ou l’IRM.
Oui. Elle permet une analyse dynamique très précise du tendon d’Achille et guide certains traitements lorsqu’ils sont indiqués.
Elle cible les petits vaisseaux anormaux qui se développent autour des zones tendineuses lésées et qui participent à l’entretien de la douleur chronique, dans des indications sélectionnées après évaluation spécialisée.
Non. La majorité des tendinopathies d’Achille peuvent être prises en charge sans chirurgie grâce à un traitement conservateur ou à des techniques mini-invasives guidées par l’imagerie (infiltration, PRP, embolisation).
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Comment l’expertise en imagerie IRMI améliore le diagnostic
L’analyse ne consiste pas uniquement à confirmer une tendinopathie. L’interprétation spécialisée permet également :
L’imagerie devient ainsi un véritable outil d’aide à la décision et permet, lorsque cela est indiqué, de guider certains traitements mini-invasifs.